Au Lesotho, la pomme de terre est bien plus qu’un aliment : elle renforce la sécurité alimentaire, soutient les revenus des familles et transforme les communautés rurales.
La pomme de terre, choisie comme culture prioritaire au Lesotho, joue un rôle central dans la sécurité alimentaire et le développement rural. Sa production, sa transformation et sa consommation soutiennent l’économie locale, améliorent la nutrition et offrent aux enfants et familles des pratiques agricoles et alimentaires durables.

Pourquoi la pomme de terre est un pilier de sécurité alimentaire au Lesotho
Tout simplement parce que la culture de ce féculent est devenue stratégique pour plusieurs raisons :
Valeur nutritionnelle élevée : riche en glucides complexes, vitamines B et C, potassium et fibres
Résilience climatique : adaptée aux hauts plateaux et aux variations saisonnières
Source économique : permet aux petits producteurs, en particulier les femmes, de générer des revenus stables
En effet, elle fait partie des aliments riches en amidon et fournit principalement des glucides complexes, qui donnent de l’énergie sur une longue période. Elle contient aussi des fibres, des vitamines (notamment vitamine C et B6) et des minéraux (potassium, magnésium).
Selon la FAO, le Lesotho consomme chaque année environ 40 000 tonnes de pommes de terre, représentant une part essentielle de la ration alimentaire nationale. Une famille type peut couvrir jusqu’à 30 % de ses besoins énergétiques avec ce tubercule. Dans le district de Maseru, une coopérative locale a développé un programme de stockage et de transformation qui a augmenté la disponibilité alimentaire de 20 % sur l’année, tout en créant des emplois pour les jeunes.
Techniques agricoles et innovations pour maximiser la production
Pour renforcer l’impact de la pomme de terre sur la sécurité alimentaire, les producteurs du Lesotho adoptent des méthodes innovantes :
Variétés adaptées : sélection de tubercules résistants aux maladies et aux conditions locales
Rotation des cultures : pour préserver la fertilité des sols et améliorer les rendements
Fertilisation organique : recours à des composts locaux pour enrichir le sol
Transformation locale : production de purée, chips et autres produits dérivés
Ces techniques ont permis à certaines coopératives d’augmenter les rendements de 20 à 35 %, tout en garantissant une qualité nutritionnelle optimale pour les familles. Ainsi, dans le village de Leribe, un agriculteur a commencé à utiliser des sacs ventilés pour stocker ses pommes de terre. Résultat : les pertes hivernales ont diminué de moitié, et ses enfants ont appris à trier et conserver eux-mêmes les tubercules.
Impacts économiques et sociaux de la culture de la pomme de terre
Au-delà de l’alimentation, la culture de la pomme de terre transforme le tissu économique et social local :
Création de revenus : les familles vendent une partie de leur production sur les marchés locaux, générant un revenu annuel supplémentaire moyen de 300 à 500 dollars
Emploi pour les jeunes et les femmes : transformation, commercialisation et distribution
Education alimentaire : les enfants participent aux jardins scolaires et apprennent la valeur de la production locale
Une coopérative dans le district de Thaba-Tseka a formé 150 enfants aux techniques agricoles et à la préparation de recettes locales à base de pommes de terre, créant un engagement durable et une culture alimentaire responsable.
Stratégies pour renforcer la sécurité alimentaire via la pomme de terre
Pour assurer que la pomme de terre contribue durablement à la sécurité alimentaire, plusieurs stratégies sont mises en œuvre :
Programmes de formation continue pour agriculteurs et élèves sur la culture, la nutrition et la transformation
Partenariats public-privé : soutien technique et commercial, accès aux semences et aux marchés
Promotion de la consommation locale : campagnes de sensibilisation, recettes communautaires, ateliers culinaires
Diversification des produits : valorisation des tubercules en snacks, purées et conserves pour prolonger la durée de consommation
Ces initiatives permettent de créer une culture alimentaire durable, où la production locale répond aux besoins nutritionnels, économiques et éducatifs des communautés, tout en renforçant l’autonomie des familles rurales. On peut notamment noter que dans une école de Maseru, les élèves participent à la plantation, la récolte et la transformation des pommes de terre. En un an, le projet a permis de nourrir près de 500 enfants, tout en enseignant des notions pratiques sur la nutrition et l’agriculture.
Une initiative
Écocitoyenne
Nous avons tous un rôle à jouer pour préserver nos ressources et notre planète.
